L’Equateur:de Quilotoa au parc de Cajas

Coucou, nous voilà!

La route ou devrais je dire la piste qui nous conduit à Quilotoa traverse les montagnes Andines où toutes sortes de cultures illuminent le paysage. Image d’épinal de l’Equateur : des patchworks de verts se déclinent devant nos yeux. La vie des populations ici est bien différente de celle des Equatoriens vivants dans les villes. Accrochées à leurs montagnes, les femmes piochent, sarclent, bêchent.

Nous les retrouvons sur les bords de route portant des énormes fagots de paille accompagnées d’enfants portant également leurs biens précieux…Nous apercevons nos premiers lamas qui cohabitent paisiblement avec les chevaux et les moutons.

Quilotoa est en fait un petit village où l’on peut admirer un lac volcanique splendide. Le site est géré par la population locale et leur permet de mieux vivre.

Du bord du cratère, 400 mètres plus bas, les eaux vertes du lac…

Une randonnée de 6 heures permet d’en faire le tour, mais cette fois ci ce sera sans nous car il fait très froid et la ballade nous paraît bien périlleuse avec les enfants ! Les garçons préfèrent le vélo!

Nous faisons la connaissance d’une famille en ballade comme nous, mais qui arrive du sud et termine leur voyage. Une petite soirée en leur compagnie nous permet de faire le plein d’ infos sur la suite de notre périple, nous partageons surtout des moments d’amitié…Bon retour chez vous Guillaume, Magalie, Justine et Marius.

Nous quittons ces contrées verdoyantes pour rejoindre l’agréable petite ville de Banos où nous retrouvons l’animation des endroits plus touristiques. La ville se situe au pied du terrible volcan Tungurahua qui a fait sa dernière éruption en 2010, et qui a surtout conduit les habitants en 1999 à passer le réveillon du nouveau millénaire ailleurs ! Malgré la pluie, l’endroit est séduisant, l’environnement montagneux est luxuriant, les bains thermaux que nous n’essaierons pas cette fois donnent une image  rafraîchissante à la ville…

Mais même les villes les plus plaisantes ne nous arrêtent jamais autant que les grands espaces, les enfants sont d’ailleurs peu réjouis à l’approche des zones urbaines…Nous consacrons donc plus de temps à la découverte des beautés de la nature sauvage où nous pouvons bivouaquer dans des endroits magnifiques et nous dégourdir les jambes !

Et justement, en partant découvrir le volcan Chimborazo, nous découvrons une nature intacte, en harmonie avec l’Homme. Seuls, nous traversons une étroite vallée entourée de montagnes verdoyantes, les petits villages sommaires viennent nous rappeler l’isolement du lieu,   les regards d’enfants sur le bord de la route que nous n’oublierons pas…

Au loin, le volcan est là, 6300mètres d’altitude, point le plus proche du soleil car la terre est gonflée au niveau de l’Equateur. N’en déplaise à l’Everest!!!

Les lamas font désormais partie du paysage, ainsi que les vigognes plus petites et sauvages que ses cousins. Quasiment disparues, elles ont été réintroduites pour la finesse de leur laine.

Le petit village de Salinas est un exemple dans le tourisme communautaire, comme tant d’autres en Equateur.

Avant 1970, dans cette région, la moitié des enfants n’atteignaient pas l’âge de 5 ans, grâce à un missionnaire  Antonio Polo et au Suisse Dubach, la population a pu  acquérir un savoir faire dans la fabrication de fromages, de saucisson , et de chocolat. La vente de leurs produits leur a permi d’améliorer leur niveau de vie et d’être autonome.  C’est encore avec plus d’enthousiasme donc, que nous achetons des délicieux fromages et saucisson!

Nous sommes conquis par cet endroit, garés au milieu du village, nous sommes avec les gens…Simplement!

Une partie « d’equavolley », ou volley équatorien, sport très pratiqué en Equateur se joue sur la place du village. Quelques variantes cependant : 4 joueurs au lieu de 6, pas de smatch et le filet placé plus haut!

Notre bivouac est aussi sympathique, malgré le vent et le froid…

Et le froid, nous allons aussi le ressentir vivement dans le parc du volcan Chimborazo. A 4 400 mètres d’altitude, autant vous dire que nous ressentons dans nos corps que la situation n’est pas habituelle! En particulier, ma petite tête qui fait BOUM BOUM,  haletante comme un chien par le souffle court, me voilà dans un drôle d’état…Le mal des montagnes appelé ici soroche, remède: DESCENDRE ou mâcher des feuilles de coca, mince, on en a pas! Alors oui, nous redescendons vers des hauteurs plus supportables pour mon fragile organisme…

La ville de Cuenca sera idéale pour « récupérer », située à 2530 m, je retrouve ma forme que tout le monde me connait…gloups!

Bien agréable de se balader dans cette ville à taille humaine où 4000 « étrangers » se sont installés.Nous les comprenons!

Classée à l’UNESCO, elle est aussi connue pour ses célèbres chapeaux qui comme leur nom ne le dit pas, sont fabriqués en Equateur et en particulier à Cuenca:

Le Panama. En fait, le quiproquo date des années 1800, quand les commerçants espagnols commencèrent à exporter les chapeaux via le Panama! Le nom réel du célèbre chapeau est un montecristi, fabriqué à partir de pousses de palmiers et nécessitant un long travail, il peut atteindre 500 dollars et 3 fois plus en Europe.

Evidemment, je ne peux pas ne pas vous écrire ma petite rubrique « spécialité culinaire » avant de quitter l’Equateur…et justement, il y’a une spécialité qui je suis sûre va vous faire saliver autant que nous: LE CUY, alors prononcer le comme vous voulez mais sachez que pour nous français, la vraie prononciation, c’est pas jolie jolie!!! Bref, le CUY est donc du cochon d’Inde rôti sur une broche, spécialitée qui remonte à l’époque inca…Ils sont sympas ces incas!!!

A l’unanimité…nous n’avons pas goûté!

Nous avons retrouvé en Equateur des produits chers à nos palais: de délicieux croissants, du pain, du saucisson et du fromage…le bonheur!

Notre séjour en Equateur s’achèvent dans le parc de Cajas où nous profitons du grand air pour marcher et  pêcher. Et c’est du grand art…mais il faut de bonnes conditions pour attraper des sardines! Bons appâts, canne à pêche profilée, pas trop de vent, soleil au zénith, pas de bruit…bref, nous n’avons pas eu de tête à couper ni d’estomac à retirer et ça, c’est chouette!

Et même dans la rivière, RIEN, même pas un poisson pané!

Alors tant pis, nous profitons pour discuter avec Stéphane, Benoit et leur petit garçon en voyage en Amérique du sud, de notre année passée et de leurs premiers mois.

Chacun reprend sa route, et la notre c’est celle pour le Pérou…Nos derniers kilomètres s’achèvent dans la plaine où nous retrouvons les plantations de bananes et les régimes de bananes.


Et comme à chaque fois que nous quittons un pays, nous nous retournons vers ses semaines écoulées…

Quelle bonne surprise l’Equateur! Petit pays par sa superficie, mais quelles variétés de paysages et de populations. Nous avions fait le choix de découvrir la sierra centrale et nous nous sommes régalés. L’authenticité, la nature encore sauvage, la présence de nombreux volcans majestueux en font un grand pays à découvrir. Nous avons été particulièrement sensibles au développement du tourisme communautaire donnant un autre sens à notre  présence…

A bientôt, en direct du Pérou…et bonnes vacances à vous tous!

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2 réponses à L’Equateur:de Quilotoa au parc de Cajas

  1. CHARLES dit :

    Commentaires parfaits : humour, précisions géographiques, historiques, philosophiques, beaucoup de sensibilité. Comme toujours, nous participons à votre voyage et sommes en communion avec vous. Grosses bises à tous.

  2. Patrick GARNIER dit :

    A cause de vacances coupées du monde… dans les Landes, j’ai pris un certain retard dans la lecture de votre album de voyage. Mais quelles magnifiques images, encore une fois, et quelles belles rencontres vous nous faites partager ! Et je suis d’accord sur un point, la nature réserve à chaque détour de la « route » de superbes surprises. Bonne continuation, au plaisir de lire vos prochaines « parutions »…

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